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Philippe Henry est né
en France. Il exerce le métier de
photographe dans l’Armée de
l’Air pendant quelques années, puis se
spécialise dans la photographie de la faune
sauvage. Son travail lui vaut d'être
sponsorisé par la société des
Explorateurs et Voyageurs Français.
Depuis son arrivée au Canada en 1994, il a
réalisé de nombreux reportages pour
la
presse magazine et écrit quelques
livres. Son travail est distribué par des
agences en Europe et en Amérique du
Nord.
"J'aime par dessus tout me retrouver sur le
terrain, parfois dans des endroits isolés et
difficiles d'accès, pour réaliser des
reportages animaliers, mais je ne me lance pas dans
n'importe quelle aventure. Je travaille le plus
souvent en collaboration avec des biologistes
impliqués dans des projets d'étude et
de conservation d'espèces animales. Je suis
témoin et peux ainsi parler de leur travail
et faire passer leur message à une large
audience. L'homme est responsable de la
dégradation de la planète aussi, je
trouve que c'est motivant de créer des
images et d'écrire des articles qui servent
les intérêts de la conservation. Il
est intéressant de photographier les
ecosystèmes, de montrer leur importance pour
la planète et les effets de leur destruction
sur la faune. Un bon reportage peut toucher le
coeur des lecteurs et leur donner le goût de
s'intéresser à une espèce
animale et à l'état de
l'environnement dans lequel elle évolue. Je
travaille, en ce moment, en Equateur et au
Vénézuéla où la
déforestation et le braconnage menacent la
survie de
l'ours des Andes. Dans ces deux pays
d'Amérique Latine, l'espèce fait face
à un risque majeur d'extinction à
moyen terme. Mon reportage ainsi qu'un livre en
préparation montrera des photos rares de cet
ours dans son milieu naturel et parlera, entre
autre, de la problématique dûe
à la destruction de son habitat et de la
difficulté de réaliser un projet de
conservation dans ces pays.
Cette implication donne un sens à mon
métier de photographe. Paradoxe: j'aime me
retrouver dans le silence de la nature, mais
également dans les grandes mégapoles
bruyantes et grouillantes de monde, comme Quito ,
Mexico City, Otavalo.., où je peux
photographier des scènes de la vie
quotidienne. J'aime particulièrement
capturer des mouvements, des formes et des
couleurs, en utilisant des techniques
spéciales de prise de vues.
J'expérimente en brisant certaines
règles de la photographie. Je ne m'impose
pas de limite. Mon appareil photo me permet d'avoir
de nouvelles expériences visuelles.
-Conformity is the jailer of freedom and the ennemy
of growth- disait John F. Kennedy. La
conformité gèle la liberté
créative du photographe, qui doit
plutôt découler de son activité
émotionnelle. Le résultat peut alors
plaire ou déplaire. Il est positif s'il ne
laisse pas indifférent. Cécil Beaton,
connu pour ses photos de modes et ses portraits de
société, disait: -Un échec
technique qui démontre une certaine
tentative d'expression esthétique vaut
infiniment mieux qu'un succès sans
âme-. Que ce soit dans une ville
surpeuplée et bruyante ou en pleine nature,
dans un endroit isolé et tranquille, c'est
seulement une certaine vision artistique qui permet
au photographe de prendre une photo unique."
Depuis son arrivée au Canada, Philippe a
travaillé avec des biologistes au
Québec, au Yukon, à Terre Neuve, aux
USA et en Amérique du Sud. Deux nouveaux
livres sur son travail avec les alligators du Texas
et les ours des Andes seront publiés en
2010-2011 par des éditeurs français
et américains.
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