| Equateur
2008-2009 Ours des Andes |
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En 2008 et 2009 je me suis rendu dans la province Imbabura, au nord de l'Equateur, pour continuer mon reportage sur l'ours des Andes. J'ai visité les communautés de la région de Intag. J'y ai rencontré de nombreuses personnes, dont celles qui se sont opposées depuis des années à l'implantation d'une compagnie minière canadienne, dont le projet d'exploitation d'une mine de cuivre à ciel ouvert faisait peser une terrible menace sur la région. C'est à Santa Rosa que je rencontrai Carlos Zorilla, directeur général de DECOIN (Défense Ecologique et Conservation de Intag). "Une grande partie des forêts de la région de Intag sont des forêts humides d'altitude où vivent les derniers ours des Andes équatoriennes", me disait-il. "Ces forêts sont considérées parmi les écosystèmes les plus menacés de la planète. En outre, elles jouent un rôle très important pour la protection des ressources en eau potable". |
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Selon une étude d'impact sur
l'environnement, le projet minier, s'il avait vu le
jour, aurait entraîné la
délocalisation de plusieurs centaines
d'habitants de quatre communautés, ainsi que
la destruction de milliers d'hectares de
forêts primaires abritant des dizaines
d'espèces de mammifères et d'oiseaux
menacés. Aujourd'hui, la compagnie minière n'a plus de concession dans la région de Intag. Elle a également perdu celles de Junin et Chaucha qui sont maintenant entre les mains du gouvernement équatorien et qui pourraient, selon la nouvelle loi sur l'exploitation minière, être exploitées par une compagnie nationale. Lors de la dernière assemblée de DECOIN, le 22 janvier 2010, Carlos Zorilla disait: "Il n'y aura plus d'exploitation minière dans la région de Intag. Cependant, nous aurons besoin de toute l'énergie de nos membres si le gouvernement va de l'avant avec son projet d'exploration minière dans la région de Junin". |
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En Juillet 2009, j'ai également
rencontré Ramiro Porras, coordonnateur de la
réserve Alto Choco (2500 ha) située
dans la région de Intag. Alto Choco est
l'une des trois réserves
gérées par la Fondation Zoobreviven,
une organisation équatorienne à but
non lucratif créée en 1997, pour
protéger les écosystèmes et la
faune. Zoobreviven accueille des volontaires qui
participent à différentes
tâches: reboisement, agriculture biologique,
patrouilles dans les réserves, culture du
café etc. |
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| Cliquer sur la photo pour l'agrandir |
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© Philippe Henry 2004 - Toute reproduction interdite