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Une belle
journée s'annonce dans le parc national de
la Mauricie, au Québec. Votre canot trace un
sillon sur les eaux presque transparentes du lac
Wapizagonke. Un plongeon huard passe sous
l'embarcation. Il émerge avec une truite
dans le bec. Au cours de la même
journée, vous observez également une
femelle orignal et son petit, quelques bernaches et
un garrot à oeil d'or. A vos yeux, cette
faune semble avoir trouvé là un
véritable paradis. Vous êtes heureux.
Et pourtant...
Nombre d'entre vous ne se doutent pas que dans ces
eaux un poison fait son oeuvre, insidieusement.
Transporté par les vents, depuis une
lointaine zone industrielle, le mercure a fait son
chemin jusqu'ici. Il s'est déposé
dans le lac en contaminant le sol, empoisonnant les
poissons et invertébrés dont se
nourrissent vos chers huards. A long terme, ils
finiront par présenter des diminutions de
leur capacité à combattre les
infections ainsi que des perturbations
endocriniennes. Un mâle, capturé au
cours d'une étude menée dans le parc,
avait le plus haut taux de mercure jamais
enregistré sur un plongeon en
Amérique du Nord.
Pendant l'été 2006, j'ai mené
une enquête, cherchant à m'informer
des menaces qui pèsent sur le plongeon huard
en Amérique du Nord. Outre le mercure, il y
a le plomb, les pluies acides, les innondations,
les dérangements causés par les
humains sur les sites de reproduction etc.. J'ai
aussi enquêté sur les mesures de
protection mises en oeuvre, dans le parc national
de la Mauricie et ailleurs, pour assurer la
protection de l'espèce.
Mon reportage a été publié
dans le numéro de janvier / février
2007 des magazines Canadian Wildlife et
Biosphère (magazines de la
Fédération Canadienne de la Faune,
disponibles par abonnement uniquement).
Je donne à tous la possibilité de
lire le texte complet du reportage en cliquant sur
ce lien. Plongeon
Huard
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